La Série Age of Mythology - (2002-2014)


Age of Mythology est un des rares jeux qui tient à la postérité et qui continue de survivre malgré l'ancienneté et les nouveautés. La concurrence ne le ralentira, sans un doute, dans sa traversée épique des époques. Age of Mythology restera à jamais un centre d'attraction des joueurs émus et motivés par l'inspiration divine. Que de belles phrases pour qualifier un succès retentissant. D'ailleurs, qui sait qu'un tel jeu devait accentuer son prédécesseur dans la domination stratégique.
En effet, Age of Mythology s'inspire, mais ne se lie pas, obligatoirement d'une vaste série toute aussi marquante en son temps: Age of Empires. Qui ne connait pas cette suite assurément efficace et utile ? Age of Empires forme plusieurs opus, chacun apposant davantage son empreinte en matière de tactique, de gestion et de stratégie. Avant d'étudier notre sujet, je me dois d'aborder son débordant ingénieur: Ensemble Studios. Age of Empires est une série qui immerge le joueur dans les périodes sombres de notre histoire: le Moyen-Age. Après cette position frappante sur le marché informatique, qui débute en 1997 (on n'oublie pas le très éphémère et Antique premier opus) et qui s'étire sur de longues années de prospérité et d'abondance, les développeurs décident de transformer quelque peu leur conception. Ils modifient leur état d'éprit et divergent vers un monde divin ou reposent dieux et héros. Trop de repos et de débauches, nos êtres divins semblent s'engouffrer et s’empiffrer, ne serait-il pas judicieux de les ranimer ? L'idée plonge les créateurs dans une réflexion intéressée. Ayant engendré des guerres et un carnage moyenâgeux, il est temps d'exploiter la mythologie. Mais sous quel angle ?
Après mûres approches, 2002 marque un bouleversement radical avec la série précédente. Une dérive, dira t-on. Non, plutôt une restructuration et une nette émotion dans le neuf et le divin. Ainsi, développé par Ensemble Studios et édité par Microsoft, Age of Mythology voit le jour. Sans difficulté, il s'introduit dans le commerce et sera accueilli immédiatement avec clameur. Bien éprouvé, bien senti ou ressenti, Age of Mythology renferme de nombreuses qualités. Il détient des originalités, des nouveautés, des complexités qu'un prédécesseur n'avait pas encore envisagées jusqu'alors.
Age of Mythology certifie son positionnement et permet à ses créateurs de connaitre un énième succès. Il n'est pas envisageable d'implorer la chance, d'élancer des réprimandes. Dans cette circonstance, ce n'est finalement qu'un travail constant, fourni continuellement, sans arrêt et qui aboutit à de belles choses. Après Age of Empires, les joueurs pourront s'affirmer non plus comme conquérant, homme parmi les hommes, mais héros d'un peuple disparu, représenter un dieu, découvrir des cultures ancestrales et multiséculaires, des maîtres mythologiques, divinisés par des prières, des sacrifices et des chants. Bon, le plus important dans Age of Mythology est de s’épanouir dans un jeu mixant réel et surnaturel.
Age of Mythology nous guide vers des mondes imaginaires et divins. Le joueur se retrouve à la tête d'une civilisation (Egypte, Grèce ou Scandinavie) et doit élaborer des plans pour surpasser ses ennemis. Les tactiques humaines seront touchés par des événements mythologiques, des apparitions, les caprices des dieux vous aideront ou vous ralentiront dans votre progression. Dans tous les cas, il est un idéal de songer à bouleverser l'exploitation de l'environnement. Il ne sera plus question de concevoir des casernes pour les simples mortels mais plutôt envisager l'édification de temples, des citadelles majestueuses, des bastions, et le recrutement de monstres surprenant les ennemis par la voracité, la ténacité et la malice des attaques. Il convient dans un premier lieu d'invoquer le fond avant de s'élancer dans la forme du jeu.
La découverte d'un jeu...
Age of Mythology propose trois grandes civilisations. Chacune est dominée par trois dieux principaux. Enfin, on situe les nombreux dieux et déesses secondaires, qui viennent parachever le développement intelligent des fondateurs. En fait, un âge dans Age of Mythology s'identifie par la sélection d'une croyance. Il y a en tout quatre âges (l'âge archaïque/de départ, l'âge classique, l'âge héroïque et l'âge mythique), mais en réalité, seulement trois, car le premier compte pour le dieu principal. Toutefois, on note que l'évolution de notre civilisation tourne toujours autour du dieu principal avec, pour des avantages surnaturels sur nos soldats/bâtiments, les dieux secondaires sélectionnés par le joueur. Parmi les Grecs, nous connaissons Zeus, Poséidon et Hadès. Parmi les Égyptiens, nous poursuivons les traces de Râ, Isis ou Seth. Parmi les Scandinaves, on implore la bienveillance d'Odin, de Thor ou de Loki. Ensuite, lorsqu'on décide de célébrer un dieu par son imploration (on le choisit), celui-ci nous donne certaines faveurs. La première s'introduit dans notre temple. Chaque dieu élu donne à notre faction une ou plusieurs unités mythiques que j'aborderai plus tard. En addition, il procure des avantages propres à ses pensées et qualités. Imaginons la sélection d'un certain Arès (dieu grec), il avantagera le morale des soldats et renforcera les armures et armements des soldats. Chaque dieu secondaire agit ainsi de la sorte. Nous allons étudier chaque civilisation.
- Les Grecs sont fiers des dieux qu'ils vouent par des implorations/offrandes. Les villageois offrent des prières pour obtenir des faveurs au temple. Zeus en aura 200, car il est le maître suprême de l'Olympe et des cieux. Tandis que Poséidon et Hadès se borneront d'une petite centaine de faveurs. Chaque dieu principal convoque une série de héros pour vous soutenir dans votre quête. Certes coûteux, ils seront d'une efficacité sans faille, et d'une utilité vitale. Zeus exige la venue de Jason, Ulysse, Héraclès et Bellérophon. Hadès demande Ajax, Chiron, Achilles et Persée. Enfin, Poséidon réclame Thésée, Hippolyte, Atalante et Polyphème. Seul le dernier de chaque liste se distingue par une attaque bonus. C'est ainsi que Bellérophon utilisera pégase pour s'élancer dans les airs, et écraser ses ennemis à l’atterrissage. C'est ainsi que Persée affectera ses ennemis d'une pétrification rapide par le simple regard, inévitable, du visage de la gorgone. On dit qu'il lui trancha la tête et que chaque homme mourait sous la forme d'une statue après avoir osé dévisager la terrifiante méduse. C'est ainsi que Polyphème, roi des cyclopes, jouira d'une force extraordinaire. D'un seul coup, il projettera les soldats ennemis, mêmes les plus volumineux, sur une distance considérable. Mais sa masse corporelle le ralentira terriblement. Sa démarche sera lente et pesante, et visible des unités hostiles. Après une progression à l'âge suivant, votre dieu principal sera reconnaissant et débloquera un homme mythique. Les Grecs forment une civilisation harmonisée, structurée et bien équipée pour des guerres. Son armée est cependant fortement coûteuse mais à le mérite te tenir tête aux soldats les plus coriaces par un courage indéfectible.
De plus, les soldats grecs représentent une force peu égalisée par les autres civilisations du jeu. Rassembler une armée d'hoplites ou d'hypaspistes peut changer le cours d'une bataille, alors à votre désavantage, et serait plus efficace que jeter sans raison quelques monstres mythologiques. Les Grecs sont soutenus par nombreux dieux secondaires parmi lesquels on trouvera Arès, Hermès et Athéna pour l'âge classique (possibilité de former des Cyclopes pour le premier, des Centaures pour le deuxième et de nombreux Minotaures pour la dernière). Une critique que j'introduis sera l'impossibilité, sauf après modification des fichiers du jeu, d'exploiter la férocité de Kamos (chef des Minotaures qu'on maudit en campagne) en sélectionnant Athéna. L'âge héroïque fera l'objet d'une nouvelle unité mythique dans notre temple. Apollon, Aphrodite ou Dionysos viendront vous soutenir dans votre quête. On en élit un, et ce dernier emploiera abondance de privilèges à votre égard. Le premier offrira des Manticores, la seconde, des Lions Néméens, le dernier des Hydres et des Scyllas (dinosaures terrestres/aquatiques pouvant pulvériser les soldats/navires d'un coup et multiplier ses têtes après chaque victime). L'âge mythique représentera l'âge suprême à atteindre pour chaque civilisation. Plus particulièrement, pour les Grecs, il ouvre la porte au recrutement du dernier héros. Héphaistos, Héra et Artémis se glorifieront de participer à cette lutte des mondes. Le premier apportera des Colosses, la deuxième, des perfides Méduses et Carcinos (un crabe géant), le dernier, la flamme des Chimères. En parallèle, la sélection de chaque dieu divulgue un pouvoir mythique. Le dernier des âges sera surement le plus redoutable et le plus intéressant des pouvoirs. On note pour exemple le nuage d'éclairs selon la conception d'une impitoyable Héra, ou le tremblement de terre avec le fourbe Artémis. Ces dieux mineurs apportent de nombreuses améliorations aux soldats, aux bâtiments et unités mythiques. Tandis que votre dieu majeur répondra présent par deux pouvoirs offerts. Le premier est un éclair et une parenté mythique selon Zeus. Le deuxième est une embuscade (attire les animaux) et le seigneur des chevaux selon Poséidon. Le dernier se nommant Hadès attise convoitise par les richesses des cavernes d'érèbe et vous certifie une protection par des sentinelles (des statues qui entourent votre colonie et la défendent en tirant des flèches).
- L'Egypte la magnifique. Sa culture renferme tant de richesses que même Alexandre ne put y résister. Hérodote, le père de l'histoire, dans son célèbre ouvrage l'Enquête (plus communément ses Livres), n'est pas resté silencieux à ce sujet. On précisera le Livre II, une longue description des égyptiens, des traditions qu'ils pratiquent, de la religion, des mœurs et plus généralement de la vie dans l'ancienne Egypte. Hérodote affirme, avec un regard marqué d'émotion: « Je vais maintenant parler longuement de l'Egypte, car nul autre pays au monde ne contient autant de merveilles ». Revenons-en à Age of Mythology, qui d'ailleurs, ne s'en éloigne pas réellement. Les égyptiens glorifient davantage les dieux que les Grecs, ou plutôt, ils emploient un respect sans égal vis-à-vis des maîtres du monde. Ils construisent des monuments pour obtenir des faveurs. Cinq monuments viennent intensifier la fabuleuse liste de bâtiments, à quiconque, ose s'en instruire, et devra s'y accoutumer. Si les dieux majeurs ne cachent pas leur révérence à l'égard des peuples égyptiens, il n'en n'est rien à côté des dieux mineurs qui facilitent les dures labeurs des populations. Râ offre la pluie, Isis la prospérité, Seth la vision du monde. Si peu, mais d'autres fourniront un intérêt considérable à votre grandeur. Le joueur fait appel pour l'âge classique à Bastet, Ptah ou Anubis. Le premier délivre des Sphinx, le deuxième des Wadjet et le dernier des Anubites. L'âge héroïque laisse place à la majesté d'Hathor, de Sekhmet ou de Nephtys. Le premier imagine une astuce que les autres qualifieront de cruauté immonde, en transportant vos soldats par la voie des airs avec Roc. Sur terre, Petesoukhos vous sera d'un appui considérable par ses jets de lumières. Le deuxième offre une infestation de Scarabées féroces et disproportionnés. La dernière poursuit vos ennemis avec des Hommes Scorpions, sur mer, des Léviathans gigantesques franchiront sans risque les ports hostiles. L'âge mythique parachève la fabuleuse Egypte dans ses recherches et sa connaissance du monde. Horus, Osiris et Thot se sacrifieront à vos côté. Le premier fournit des Vengeurs, le second revient des morts avec une nuée de Momies, le dernier incarne la toute-puissance céleste avec ses Phénix, tandis que des Tortues de guerre se manifesteront en eau profonde. En parallèle, le Pharaon sera chargé d'invoquer les esprits afin de renforcer les faveurs des dieux à votre égard. Il est épaulé par des prêtres qui parcourent la carte et qui l'embellissent par des magnifiques obélisques (point de repérage/visibilité accrue). Tout comme les Grecs, les dieux mineurs accompagnent votre progression par des pouvoirs mythiques.
Les Égyptiens se dotent d'une armée plus fabuleuse encore, enjolivée par le Pharaon, peu coriace toutefois. Seuls les éléphants de guerre, les méharées et les archers sur chars seront réellement d'une efficacité dans la conquête du monde. Les bâtiments sont fidèles à l'ancienne Egypte, comme on pourrait l'imaginer, et suit un idéal fort à notre conception. Le bastion sera le point central et protecteur d'une telle faction. Les fourbes Grecs héritent des murs Atlantéens, mais nous finiront par les surpasser avec les Anubites et les monstrueux Scarabées. On dit que ses derniers terrorisent les habitants, et causent un mal sans précédent aux structures, mêmes les plus solides. Les Pharaons appellent sous Seth l'aide d'animaux ensorcelés qui nuiront d'événements les villageois hostiles. Sous sa domination, envoyez des Rhinocéros, des Hyènes ou des Girafes sur les territoires rivaux. Apprenez à utiliser avec soin les Mercenaires à pied et la cavalerie qui ne vivent que le temps d'une bataille.
- La Scandinavie symbolise le renouveau du monde avec l'imposition universelle des ténèbres, du feu et du froid. On les qualifie souvent de barbares, de monstres, d'une cruauté sanguinaire et d'un mode de vie digne de la sauvagerie et de la saleté. C'est ainsi que le joueur sera diminué par le mépris des Égyptiens et surtout des Grecs. Il vient l'espoir et le besoin de surpasser les mécontentements par l'appel des dieux. Usez des fourberies de Loki, utilisez la forge d'Odin, prenez le marteau de Thor, unissez-vous et fréquentez non plus les tavernes, mais les champs de bataille pour relever votre grandeur d'âme. Profitez de la variété des peuples du nord pour enrichir rapidement votre civilisation. Les nains piocheront dans les mines, les habitants cultiveront plus rapidement par la mobilité des chars à bœuf. Profitez également des nombreux avantages qui unifient les peuples du nord pour percevoir une possible invasion du Sud. L'âge classique accompagnera votre civilisation vers la voie de la progression et du savoir malgré des mœurs toujours désespérément barbares. Il en est un qui se nomme Forseti, et qui apporte des trolls immondes parmi vos soldats. N'est-ce pas Amanra qui les haïssait ? Ils jettent des pierres et sont d'un comportement Grr. Freyja apportera davantage de splendeur à une faction en déclin, elle resplendit vos soldats par des Walkyries. Ces dernières forment des cavalières mythiques, d'une finesse extrême et d'une apparence sensible que les Trolls à double tête ne connaissent pas. Il en est un dernier qu'on qualifie d'Heimdall et qui invoque des Einherjar. Ces masses couvertes de protection renforcent sensiblement le moral des troupes. Puis, après la construction d'une forge, les barbares atteignent l'âge héroïque. Prenez Bragi et celui-ci fournira en abondance des Sangliers d'or. Prenez Njord et celui-ci contournera la robustesse des infrastructures ennemies par l'appel des Géants de la Montagne. Prenez Skadi et elle provoquera un gèle époustouflant toutes résistances, mêmes les héros s'en souviendront cruellement et la maudiront. Les Géants du froid l'épauleront, dans ce long travail de glaciation des territoires hostiles, réchauffés par l'espoir. Atteignez l'âge mythique, la grandeur, la virtuosité, le rassemblement, et un respect considérable se fera sentir des contrées du Sud. Baldr appelle Ragnarok et transforme tous les habitants en héros destructeurs. Il enjolive vos armées avec des Géants du Feu. Tyr menacera par l'appel des Loups du Nord et l'événement de l'hiver de Fimbul. Ajoutez les loups de Fenris, une meute, qui plus elle est nombreuse, achève la vie et l'espérance rapidement. Enfin, Hel, déesse des enfers, introduira un Niddhog pour davantage de chaos. En outre, Hel enrichit considérablement d'unités mythiques vos armées. Elle y associe Géants de Feu, Géants de Froid et Géants de la Montagne sous une même compagnie. Les faveurs seront apportées par l'accumulation des Hersirs, les héros scandinaves.
Concrètement, comment fonctionne Age of Mythology ? Age of Mythology est un jeu vidéo de stratégie en temps réel, de gestion et de tactique. Il fait appel aux qualités du joueur pour construire une civilisation majestueuse et atteindre l'âge mythique, c'est à dire le dernier des âges, le plus fabuleux et le plus avantageux. Le joueur doit récolter des ressources: l'or, le bois, la nourriture et de manière plus insolite, des faveurs. Les faveurs permettront de recruter des unités mythiques et de tonifier votre armée. C'est toute la nouveauté et l'originalité offerte par les développeurs. Pour cela, chaque civilisation établit des pratiques propres à ses mœurs et sa culture. Les Égyptiens formeront des monuments, les Scandinaves prouveront leur valeur avec des hersirs, héros mythiques qui, plus leur nombre s'accroît, délivrent des faveurs. Enfin, les Grecs devront prier en grand masse.
Par ailleurs, Age of Mythology est un jeu de domination et de construction. On doit surpasser ses ennemis en faisant en sorte d'atteindre le premier les dernières technologies. C'est donc un jeu de construction, de gestion et d'intelligence humaine. On met au profit notre talent de bâtisseur et on redécouvre des périodes multiséculaires et anciennes de notre histoire. Pour passer les âges, on devra montrer notre attachement féroce et précoce aux dieux. Du moins, c'est pour l'âge classique. On fabrique un temple, qui sera le bâtiment le plus utilisé par les joueurs. Pour traverser sans encombre un nouvel âge, soit l'âge héroïque, il sera exigé la construction d'une forge. Après les unités mythologiques et les dieux, retour sur terre et le monde des hommes. La forge sera un four tout d'améliorations en tout genre. Des améliorations surnaturelles ou naturelles, pour vos soldats, qui s'identifieront dans ce bâtiment, pour le coup très important. Enfin, l'âge mythique, le dernier et le plus fabuleux pour votre faction, qui signifie que vous avez atteint le maximum que la mythologie peut vous donner, réclame lui un marché. Cette bizarrerie fait son effet. Pourquoi un marché, question qui demeurera à jamais sans réponse ? Tout ce chemin, toute cette excitation pour terminer avec ... un marché, merci les dieux de cette vexation/débordement/débauche comme on veut.
A côté, chaque âge propose une nouvelle sélection de bâtiments. Chaque civilisation émerveille le joueur par une culture traditionnelle et un mode de construction bien particulier. Le choix sera surement identique, mais la forme divergera sans doute. Comme je l'admettais antérieurement, les ressources ne répondent pas présentes pour enjoliver. Chaque création d'unité ou édification présent un coût. Soyez solide et sage dans vos transactions, elles pourraient vous couper souffle et respiration si vous êtes mauvais gestionnaire. Ce qui est intéressant dans Age of Mythology est le mode de jeu offert au joueur. Un mode bataille aléatoire avec plusieurs cartes qui sont certainement un socle inépuisable de sensibilité et d'émotion. On choisit une carte, une faction, le nombre d'alliés et d'ennemis, les ressources, le mode de jeu (exploration, combat à mort etc.) et c'est parti. Une partie dure approximativement 2 à 3 heures. Parfois, on dépasse cette échelle largement si on désire intensifier au maximum la stratégie et la tactique. De toute évidence, les ressources s'épuisent rapidement. Donc au bout d'un certain temps, s'il n'y a plus rien, il ne reste réellement plus que la nourriture grâce aux fermes qui ont un don infini, les faveurs inépuisables tant qu'il y existe les unités et bâtiments appropriés pour en fournir, enfin, l'or proviendra des fameux marchés avec le recrutement des caravanes.
Age of Mythology offre par ailleurs un éditeur qui ouvre imaginaire et dérive complète au joueur. C'est ainsi qu'on peut tout créer de A à Z et achever toutes nos envies, les bizarreries parviendront dans notre esprit et termineront de toute évidence sur le champ de bataille. Enfin, Age of Mythology se dote d'un mode Campagne sensationnel, attachant et particulièrement immersif. On note le didacticiel à côté et la présentation en cinématique des différentes factions. Le mode Campagne nous met à la tête d'un personnage, Arkantos, qu'on verra évoluer sur une trentaine de parties. Il est entouré de ses plus fidèles amis et devront transcender les forces de Gargarensis, Skult, Kemsyt et Kamos. Tout se termine par un combat final entre la statue de Poséidon et Arkantos Supérieur qui deviendra Arkantos dieu protégé par Athéna.
Bon, sur le fond, Age of Mythology affirme son positionnement féroce en termes de stratégie et de gestion. Il continue cette réussite des Age of Empires en dédoublant l'envie du joueur. On poursuit non plus une quête au Moyen Age mais on est propulsé au milieu des dieux, des héros et de mondes mythiques. C'est impressionnant, étonnant, fascinant, resplendissant, glorieux, indubitablement génial et repoussant les limites de notre conception du Gameplay. Age of Mythology ne représente pas spécialement un jeu unique, car des jeux sur les dieux, on n'en connait certain. Mais il s'impose grâce à sa fidélité au monde abordé, il s'appuie sur la renommée des Age of Empires, et de toute manière, les originalités apparaissent en si grand nombre qu'il est difficile de ne pas s'élancer les bras ouverts dans l'atmosphère mythologique voulue par les développeurs. Les possibilités se manifestent avec intérêt et on tombe dans le panier divin tendu par Aphrodite. La pomme d'amour, j'ai l'impression de l'avoir avalé 5000 fois et c'est insuffisant, car, quand je réinstalle cet opus, j'arrive toujours à repousser les quelques limites dangereuses imposées par les développeurs. En effet, plusieurs négligences semblent affaiblir le jeu. Mais comme Age of Mythology forme un jeu mythologique, on dirait que les dieux soutiennent et rehaussent les qualités, rendant erreurs et problèmes inaperçus. Ainsi, je note la limite de population, dérisoire, l'utilisation des colonies qui est un truc assez chiant pour survivre mais qui amplifie tout de même son authenticité, et l'impossibilité de réunir les différents dieux dans une partie avec les avantages qui s'en suivent. Il est dommage par exemple de ne pas attirer et rassembler Colosses et Chimères pour intensifier le plaisir. Comme les dieux désirent plus que tout éviter les critiques catastrophes, ils surveillent les ambitions et les désirs des joueurs. On notera en fin de commentaire l'utilisation des mods qui ouvrent sensiblement Age of Mythology vers de nouveaux horizons.
ORACLE063 nous présente le mode cinématique qui confirme le côté Too Much des développeurs à l'époque.
Sur la forme, Age of Mythology réapprovisionne de splendeur ses prédécesseurs. On commençait à se

Entre le fond et la forme, on note une fabuleuse réussite, un succès certain, émouvant, tant d'éloges, des mots riches qui demeurent peu significatifs en comparaison au travail fourni par les développeurs, l'équipe du jeu. Age of Mythology n'est pourtant qu'un opus seul, au milieu des nombreux Age of Empires. Il suffit d'une étincelle pour relancer les ambitions démesurées des développeurs. Nous avions un Age of Mythology déjà rempli, riche de virtuosité et de curiosité. Pourtant, il manquait un petit quelque chose. On parlait de mythologie sans même y associer les titans ! Honte aux développeurs, qu'ils soient condamnés à périr dans des supplices interminables. En effet, le seul grand défaut du premier opus était le manque de véracité. Car, dès l'instant qu'on ouvre un livre, on découvre forcément le mot « titan », oublié, effacé, annulé, négligé dans le jeu. C'est ainsi qu'en 2003, une extension ouvre de nouvelles perspectives: Age of Mythology: The Titans. Age of Mythology devient alors une série.
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