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Blackadder
a répondu
10-01-2011, 10h49
Envoyé par
ze-cid
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il faut arrèter de croire au "progrès humain" comme si c'était le "sens de l'histoire".
Je n'y crois certainement pas, étant historien, mais je ne crois pas non plus au "c'était mieux avant". Je ne suis pas sûr qu'au XIXe siècle, par exemple, les richesses étaient moins concentrées. Moyen-Age je en saurais dire (et personne d'ailleurs) car on manque de chiffres globaux, et puis l'Eglise fausse tout (en moyenne 30% des richesses détenues par une institution, on la case où?). Par contre effectivement depuis les années 70 on a une tendance à la concentration des richesses, mais je répéte, elle s'effectue moins au détriment des plus pauvres (en gros, en France la part des revenus et patrimoine détenue par les 20% les plus pauvres n'a que très faiblement baissé) qu'a celui des classes moyennes.
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Zaariel
a répondu
10-01-2011, 10h30
et ce sont les actionnaires qui sont aujourd'hui les vrais détenteurs du pouvoir dans le monde. Voilà le réel danger.
Ils ont le pouvoir en théorie, mais pas en pratique.
La plupart des actionnaires se contentent d'avoir de l'argent sous forme d'action et d'attendre qu'il fructifie. Ce sont des rentiers passifs.
Les
"vrais"
manipulateurs sont les banques et toutes les autres sociétés qui jouent avec les cours de la bourse pour augmenter encore plus les gains car elles touchent leur part des bénéfices, en payant rarement les pertes d'ailleurs. Mais l'argent initial ne leur appartient pas, il est délégué par leurs millions de clients.
Le pouvoir financier est au final dilué, passé au mixeur, re-mélangé, c'est un bordel sans nom. Les traders, ces fameux geeks qui ont jusqu'à 8 écrans d'ordinateurs devant les yeux, ne savent même plus ce qu'ils échangent, les actions étant regroupées sous forme de "package" qui n'a aucun sens.
Alors oui, les banques utilisent leur influence et leurs moyens de pression pour continuer à gagner un maximum de pognon. Mais leur pouvoir n'existe tant qu'on leur accorde.
Dragoris, tu parlais de l'Empire romain. Mais sous Néron lorsque les marchands ont spéculé lors d'une famine pour faire monter le prix du blé, un simple avertissement de Néron avec les prétoriens sous le coude a suffit à stopper la crise. Et la révolution française aurait été écrasée dans le sang si Louis XIV n'avait pas refusé d'employer l'armée.
Si l'argent est un des principaux pouvoirs, le peuple et l'armée sont tout de même au dessus. Ils sont simplement un peu plus compliqués à employer.
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Aaltar
a répondu
10-01-2011, 08h53
Envoyé par
Blackader
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D'accord avec toi, le principal problème aujourd'hui ce n'est pas la situation des pauvres, mais l'effacement des classes moyennes.
Selon moi, l'effondrement mondial du capitalisme et de la valeur argent comme premier vecteur d'accomplissement, peut résulter de cet état de fait : plus suffisamment de classe moyenne pour subvenir aux besoins des pauvres.
Rappelons brièvement le schéma du capitalisme :
1. les pauvres (en général, pour la plupart, ils le restent)
2. les classes moyennent qui travaillent pour assister aux besoins des pauvres, pour garantir leur niveau de vie et pour assurer celui des riches
3. les riches (en général, pour la plupart, ils le restent)
Si intervalle 2 est devenu insuffisant pour maintenir le 1, le château de carte commence à trembler.
Le problème du capitalisme c'est que 3 a préférer opté pour un agrandissement de son nombre et des richesses détenues, au final, plus assez de création de 2, le début de la fin.
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Aaltar
a répondu
10-01-2011, 08h49
Quant aux facteurs plus strictement géopolitiques, ils ne sont pas là aussi à l'avantage de la Russie: ses voisins la détestent en général (de mauvais souvenirs, allez comprendre pourquoi...), et la capacité de projection des forces armées russes reste très limitée malgré les Mistral achetés à la France. Il y a des unités d'élite, l'arsenal nucléaire, mais le gros des troupes est mal entraîné et mal équipé (Aaltar me corrigera s'il trouve que j'exagère). Plus aucune base à l'étranger, hors étranger proche, ou point d'appui.
L'armée russe n'est pas en si piteux état. Niveau base à l'étranger, ils ont quelques partenariats stratégique, prenons par exemple le cas du Venezuela et des terrains d'aviations pour bombardier mis à disposition (avec ce que ça comporte comme infrastructure logistique sur place). Niveau matériel, et même si c'est pas mal vétuste, ça tourne encore, le gros du problème se situe plus dans l'infrastructure de communication que dans le déploiement des moyens réels. Coté troupes, ils sont entrainé, c'est peut être le seul truc qui reste encore à niveau d'ailleurs. Ils ont des navires dans l'océan indien me semble t il, ils participent à la lutte anti pirate au large de la Somalie, donc ils doivent bien avoir une attache quelque pars, ailleurs qu'en mer Noire
La Russie est en pleine restructuration dans sa chaine de commandement, ils ont fait sauté un échelon donc ça devrait prendre encore quelques mois (1 an) pour que se soit efficace et opérationnel.
Il ne faut pas considérer la Russie comme tombé en désuétude, ne perdons jamais de vue que l'armée est un facteur patriotique de premier plan, c'est culturel, et ils se rattacheront à remonter le niveau qu'ils considèrent comme le plus représentatif de la grandeur du pays.
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Dragoris
a répondu
10-01-2011, 04h11
Mais tu mets de côté l'analyse plus fine et historique de l'argent et de celui qui le possède. De tous temps, et quel que soit le système mis en place, ce sont toujours les plus riches qui ont eu le pouvoir. Si la situation initiale change et que la richesse change de main, alors il y aura inévitablement des bouleversements politiques (et sociaux) qui feront basculer plus ou moins vite le pouvoir de mains. Mais au final, le plus riche l'emporte toujours. Que ce soit pendant la République romaine, où les
negociatores
faisaient pression sur le Sénat afin que celui-ci poursuive ses conquêtes après la deuxième guerre punique ; ou l'appauvrissement de l'empire romain occidental ; ou encore pendant la révolution française, lorsque les bourgeois étaient à terme plus riches que le roi (et donc... changement de régime).
Aujourd'hui le système donne de l'argent au riche. C'est pas nouveau, les riches tentent toujours de s'enrichir. Sauf que l'on prône partout que le peuple est souverain et que c'est lui qui décide, grâce à l'État qu'il choisit (et ses représentants qu'il élit). Sauf que ce n'est pas vrai, aujourd'hui, les États deviennent de moins en moins riches face au système financier. Barack Obama tente de promouvoir des lois pour contrôler le système ? Il échouera, car le pouvoir n'est désormais plus entre les mains du gouvernement américain, tout comme le Sénat n'avait plus de prise sur les patriciens à la fin de la République. La mondialisation est déjà plus forte et plus riche que les gouvernements, et ce sont les actionnaires qui sont aujourd'hui les vrais détenteurs du pouvoir dans le monde. Voilà le réel danger.
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Zaariel
a répondu
10-01-2011, 01h13
l'avenir ne se joue pas uniquement en terme de "nations contre nations", mais également en terme de "fortunes privées contre états-providences", et de lutte des classes : si la fameuse "internationale" des "damnés de la terre" (on connait la chanson) n'existe pas, l'internationale des super-riches, ELLE, elle est belle et bien là, et elle vous nique profond: elle te nique toi, ta femme, tes gosses, ton pays, ta culture, et elle te re-nique PROFOND.
Facile de taper sur les riches, mais si certains sont des connards finis, il ne faut pas tout confondre.
Un milliardaire comme Bill Gates ou le fondateur de Facebook ne sont pas des méchants francmaçon-scientologues-exnazisjuifs-grandméchantmadeinMarvel. Ce sont des entrepreneurs qui ont réussi à faire fortune.
Alors oui, je suppose que leurs concurrents ont du se prendre des coups retords dans la gueule et autre espionnage industriel. Le monde de l'entreprise c'est pas joli joli, je l'accorde. Mais à priori ces gens là font fortune sur l'amélioration de la qualité de vie de leurs clients. Ben oui, le meilleur moyen de vendre des ordinateurs, des téléphones, des voitures, des maisons, etc., c'est bien d'avoir une classe moyenne qui a un niveau de vie suffisant pour dépenser de l'argent.
Ah, oui, effectivement ils ont bien des usines dans des pays du tiers monde pour gagner plus d'argent en payant moins cher leurs ouvriers. Mais il ne s'agit "que" d'un problème social. Problème que les dirigeants des états-nations peuvent largement résoudre... S'ils le veulent.
En revanche, les banques, le système financier en général, lui, c'est vrai, c'est une saloperie. Ça brasse des millions, les ordinateurs tradent maintenant sans même l'aide des humains, c'est un système qui suit sa propre logique. Logique dans laquelle une crise financière qui fout des millions de gens à la rue est juste un modèle mathématique qui permet de gagner un peu plus, un système où on donne des crédits à un pays jusqu'à ce qu'il soit complètement sur-endetté avant de lui asséner le coup de grâce. Mais la faute à qui?
A quelques très riches très ciblés? Probablement, du moins on l'espère, car on en arrive à se demander s'il y a vraiment un grand méchant derrière tout ça. Les banquiers ne sont pas des grands manipulateurs qui avaient tout prévu il y a trente ans. Ce sont des gens comme tout le monde qui tentent de tirer un maximum de bénéfice de la situation à l'instant
't'
sans voir plus loin. Seulement ils ont un pouvoir de décision qui font que leurs conneries se répercutent plus que celles des autres. Ils devraient rendre des comptes? Probablement. Ils en rendront? Probablement... Pas.
Aux pays qui ont laissé faire? Ah oui, ça nous tombe sur la gueule maintenant, mais ce sont bien les états-nations qui ont laissé les mains libres à la finance en échange de prêts à taux avantageux et d'un avantage financier sur le rival voisin. Évidemment il fallait prendre les bonnes décisions il y a un siècle...
Au citoyen moyen? Noyé dans le système et dans la masse, il n'a pas osé dire non, mais c'est bien grâce à l'argent qu'il a mis toute sa vie dans ces foutues banques dans l'espoir qu'elles lui reverseront une retraite qu'il en est arrivé là. Le même occidental citoyen qui est le premier à gueuler quand le prix à la pompe monte mais qui est bien content de voir ses dix actions total monter de 5%.
Le système de finance mondiale suit son propre chemin. Après en avoir abusé pendant des décénies, l'occident veut enfin le contrôler. Mais la Chine compte bien en profiter aussi avant d'y mettre un terme. Là encore, c'est à cause de leurs intérêts propres que les pays refusent de mettre en place une régulation des marchés. Bienvenu dans le monde des intérêts divergents.
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Stilgar
a répondu
09-01-2011, 22h05
il faut arrèter de croire au "progrès humain" comme si c'était le "sens de l'histoire".
Sujet très vaste et très abondant en littérature, les lumières et plus particulièrement le courant scientiste du XIXè avait mis en avant cette théorie du progrès linéaire et de la science comme explication à tout. Les deux guerres qui ont suivi ont remis en place ces théories, je recommande à cette occasion de lire l'ouvrage "Sa majesté des mouches" de W. Golding
(pour faire simple c'est une "anti robinsonnade" où des enfants perdus sur une île vont perdre toute leur civilisation et se mettre à vivre comme des animaux plus ou moins).
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ze-cid
a répondu
09-01-2011, 19h17
où t'as vu que je parlais des "inégalités" ? je parle de la proportion de très riches et de la proportion du patrimoine mondial en leur possession. rien à voir avec les classes moyennes ou autre. ma source ? je l'ai entendu dans la bouche d'historiens, de statisticiens, d'économistes qui ont fait des estimations. et tous ceux qui ont fait des estimations abondent dans le meme sens meme s'ils divergent sur les proportions, à savoir : les très riches sont plus riches.
--> "2 % de l'humanité détient 50 % du patrimoine des ménages, tandis que la moitié de la population mondiale n’en détient que seulement 1 %". contrairement à ce qu'on s'imagine, le déséquilibre est plus marqué qu'au moyen age ou pendant la révolution industrielle, et il continue de se creuser
au moyen age les très riches représentaient peu ou prou presque 1% de la population, et ils détenaient une moindre proportion du patrimoine qu'aujourd''hui où les très riches, cà n'est plus que 0.15%* : ils sont en constante augmentation en valeur absolue (il y a beaucoup plus de millionnaires aujourd'hui qu'il y a 30 ans) mais en proportion par rapport à la population mondiale, ils sont beaucoup moins nombreux qu'au moyen age (il y a un phénomène de super oligarchie super réduite super déconnectée des réalités et super influente, dont le seul leitmotiv est de casser toutes les politiques publiques qui visent à l'intéret général)
quand je dis "au moyen age", en fait c'est tout au long de l'histoire, qu'on n'a pas eu une si forte proportion des richesses aux mains d'une quantité si réduite d'individus. mais comme le monde produit beaucoup plus de richesses aujourd'hui, et que le reste du patrimoine est mieux réparti entre le reste de la population, cà ne "se voit pas". mais c'est bel et bien réel: il faut arrèter de croire au "progrès humain" comme si c'était le "sens de l'histoire".
* dans le monde, dix millions de millionnaires et 500 milliardaires, soit 0.15% de la population actuelle.
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ze-cid
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09-01-2011, 19h22
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Blackadder
a répondu
08-01-2011, 18h10
D'accord avec toi, le principal problème aujourd'hui ce n'est pas la situation des pauvres, mais l'effacement des classes moyennes. Attention, attention, ne déformez pas mes propos, je ne dis pas qu'il y a peu de pauvres ou que ce n'est pas un scandale, mais effectivement au niveau statistique le niveau de vie des couches les plus basses de la population ne s'est pas vraiment dégradé, c'est surtout que de plus en plus de monde s'approche de ce niveau. Et effectivement politiquement cela peut poser un problème grave. Au risque de gagner un point godwin je rappelle que l'électorat du NSDAP en Allemagne, c'était avant tout des classes moyennes (certes, des ouvriers aussi) qui subissaient du fait de la crise un déclassement énorme.
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Blackadder
,
08-01-2011, 18h12
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Faras
a répondu
08-01-2011, 13h09
Il est connu que depuis les années 1970 les classes moyennes ont tendances à disparaitre, à la fois aspirées par le bas et par le haut. L'exemple en est flagrant au Etats-Unis ou il se superpose avec une ségrégation ethnique. Cela est très dangereux pour la démocratie, qui, a mes yeux, si ce schéma de disparition de classe moyenne( de plus en plus de riches de plus en plus riche, et de plus en plus de pauvres de plus en plus pauvres) continue, disparaitra tout simplement, au profit d'une Oligarchie ploutocratique de fait ou de droit, ou alors d'une tyrannie populaire de fait ou de droit. Il suffit de voir les "stasis" , les crises des cités grecques au VIIème et IIIème siècle qui sont plus ou moins similaires ( disparition de cette classe de petits propriétaires) pour s'assurer de ces débouchés.
Après que les inégalités soient plus marqué au Moyen-Age, cela m'étonne foncièrement, car c'est surtout 95% de paysous ( ou il peut avoir des variations, je pense souvent au forgeron), et le reste de nobles et clercs qui s'accaparent la majorité des richesses ( c'était Marc Bloch qui avait dit que le féodalisme c'était l'accaparement des bénéfices paysans au profit de la classe dominante?). Au contraire, là nous nous dirigeons vers un retour à cette situation à mes yeux.
Quand par rapport à la Révolution industrielle, je ne sais point.
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Blackadder
a répondu
08-01-2011, 12h56
Les inégalités plus marquées qu'au Moyen Age ou que pendant la révolution industrielle? pas impossible, mais j'aimerais bien savoir de quelle source tu tires cette info, parce que ça me semble un peu gros.
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ze-cid
a répondu
07-01-2011, 22h56
Le seul problème de la Russie, je pense, est le traumatisme causé par la chute de l'URSS qui a laissé des traces.
renseigne toi sur le truc là... qu'on appelle chute démographique.... cà entraine bien plus de problèmes que la simple réduction de la population quoi... et le népotisme, la corruption, la pauvreté galopante, autant de facteurs de prospérité bien connus quoi.
c'est complètement stupide de chercher un futur nouveau n°1 superpuissant, comme si on essayait de trouver qui va gagner la ligue 1 : pas une nation n'a les épaules assez larges pour détenir un leadership tel que fut celui des USA.
le monde post mur de berlin est multipolaire, avec de nouveaux géants qui font office de super puissances régionales, mais cà s'arrète là. je suis d'accord avec cà :
A un bout de ce spectre, la montée d'une nouvelle superpuissance mondiale, même si elle est improbable, ne peut pas être écartée. Toutefois, la Chine et la Russie manifestent toutes deux des cultures autoréférentielles, des écritures abstruses non-romaines, des stratégies de défense régionales et des systèmes légaux sous-développés, leur contestant les instruments clés pour la domination mondiale. Alors, dans ce cas, aucune superpuissance de semble pouvoir succéder aux Etats-Unis.
si la chine et/ou l'inde se démocratisaient
fortement
elles pourraient devenir de très grosses puissances, mais cà reste très hypothétique.
mon avis perso (mais là aussi beaucoup le pensent) c'est que l'enjeu majeur du 21ème siècle c'est : qui surmontera le mieux la crise de l'énergie (et écologique) et pariendra à utiliser massivement des énergies alternatives, aura son destin bien en main.
(juste un chiffre : le soleil envoie sur la terre 1 000 000 de fois plus d'énergie, que ce que les humains consomment. cà laisse rèveur... )
une des seules
certitude
qu'on ait pour l'avenir c'est une crise énergétique majeure rendant complètement caduque la mondialisation économique actuelle (qui ne peut fonctionner que grâce aux -ou à cause des- hydrocarbures) et ses flux intercontinentaux incessants ; conséquence principale, la régionalisation des économies, d'où la pertinence de cette hypothèse à mon avis :
la montée d'hégémons régionaux dans un retour à quelque chose rappelant le système international en œuvre avant que les empires modernes ne se forment. Dans cet ordre mondial néo-westphalien, avec ses perspectives sans fin de micro-violence et d'exploitation incontrôlée, chaque hégémon dominerait sa région immédiate – le Brésil en Amérique du Sud, Washington en Amérique du Nord, Pretoria en Afrique méridionale, etc.
ma plus grosse crainte, le cauchemar intégral :
Dans une version noire contre-utopique de notre futur mondial, il est concevable qu'une coalition d'entreprises transnationales, de forces multilatérales comme l'OTAN et d'une élite financière internationale puisse élaborer un réseau supranational instable qui ne donnerait plus aucun sens à l'idée même d'empires nationaux. Tandis que des entreprises dénationalisées et des élites multinationales dirigeraient de façon usurpée un tel monde depuis des enclaves urbaines sécurisées, les multitudes seraient reléguées dans des terres, rurales ou urbaines, laissées à l'abandon.
c'est la tendance actuelle, les oligarchies affaiblissent, endettent, (et meme mettent en faillite: argentine, grèce) les états nations depuis 30 ans (depuis reagan, tatcher) en leur coupant les vivres (impots réduits pour les riches, privatisation des entreprises rentables, libéralisation et "déprotectionisme", dumping, délocalisations massives).
on a assisté à la montée sans précédent dans toute l'histoire de l'humanité d'une super élite mondialisée dont les intérêts sont en parfaite contraddiction avec les votres, les notres. (la crise financière ? "c'est le plus grand braquage de toute l'histoire de l'humanité" dixit un controleur des impots américain dans l'excellent documentaire "le malheur est dans le prêt)
--> "2 % de l'humanité détient 50 % du patrimoine des ménages, tandis que la moitié de la population mondiale n’en détient que seulement 1 %". contrairement à ce qu'on s'imagine, le déséquilibre est plus marqué qu'au moyen age ou pendant la révolution industrielle, et il continue de se creuser.
l'avenir ne se joue pas uniquement en terme de "nations contre nations", mais également en terme de "fortunes privées contre états-providences", et de lutte des classes : si la fameuse "internationale" des "damnés de la terre" (on connait la chanson) n'existe pas, l'internationale des super-riches, ELLE, elle est belle et bien là, et elle vous nique profond: elle te nique toi, ta femme, tes gosses, ton pays, ta culture, et elle te re-nique PROFOND.
donc, ma conclusion: la puissance qui résistera le mieux à la crise énergétique ET à la pression de cette super élite sans foi ni loi, cette puissance là aura son destin en main. pour le reste, les courants de l'Histoire empruntent souvent des voies inattendues (mais pas illogiques).
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ze-cid
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07-01-2011, 23h01
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lombrenoire
a répondu
07-01-2011, 21h54
Le seul problème de la Russie, je pense, est le traumatisme causé par la chute de l'URSS qui a laissé des traces.
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Blackadder
a répondu
07-01-2011, 21h13
Bof...une économie de rente reste une économie de rente, certes les hydrocarbures rapportent beaucoup mais ça ne suffit pas à faire une grande puissance. A terme, il vaut mieux avoir une industrie développée et des services qui s'exportent.
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lombrenoire
a répondu
07-01-2011, 20h14
n'a pas beaucoup d'atouts à part ses hydrocarbures et son secteur d'armement.
Justement
,les hydrocarbures ! Le jour où ils réussiront ils gagneront tellement d'argent que les Chinois vont pâlir !
Imaginez la plupart des ressources de Sibérie exploitée ! La Russie est juste un géant qui n'a pas de travail !
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